Il y a deux nuits, j'ai cru que je revivais le même scénario qu'il y a quelques semaines.
C'est donc dans la nuit de mercredi à jeudi que cela c'est passé!!
Une langue râpeuse me lèche mon nez, " oh Poussy il n'est que 1h48 du matin, on est passé à l'heure d'hivers depuis quinze jours maintenant, flûte c'est trop tôt, maman est fatiguée"
Mais je chanterais Malbrouck, cela reviendrais au même, quand Poussy veut sortir, il me le fait bien comprendre le coquin!
Je descend donc à tâtons, l'esprit encore sous l'emprise du sommeil, je lui ouvre la porte et il détale à toute vitesse.
Je n'ai pas le temps de refermer la porte que le chien veut aussi faire un petit besoin, allons donc, puisque l'on est dehors" va y mon chien et dépêche toi"
C'est a ce moment précis qu'il me semble revivre le même instant qu'il y a quelques nuits, le chien regarde du côté de notre vieux voisin, je le fait rentré et je tend l'oreille.
En effet, la voix de Louis me parvient, tout comme l'autre nuit, j'enfile mon gilet, prend ma clef et me précipite chez le lui, chose étrange, il n'y a aucune lumière!
"Louis tu est tombé?"
- Oui depuis un bon moment.
je contourne la maison et me met en devoir de tambouriner sur la porte et de sonner encore et toujours, mais rien cette fois, le fils dort bien, je répète mes gestes durant plus de vingts longues
minutes, mais c'est inutile.
Je m'en retourne chez moi, et je décide d'appeler l'amie de mon vieux voisin qui habite trois villages plus loin d'ici, inquiète, elle me dit qu'elle enfourche sa mobylette et qu'elle arrive de
suite.
Moins d'un quart d'heure plus tard elle est là, tout comme moi auparavent, elle tambourine a toutes les portes et fenêtres, après un demi-heure, elle se décide à briser une vitre, elle n'a pas le
choix, les minutes sont comptées.
Un bouquant infernal s'ensuit quand la vitre de derrière vole en éclat, mais le fils ne se réveille pas, pour autant! nous nous disons qu'il a dut avaler une bonne dose de Valium!
Enfin nous ramassons Louis, il est tout chaud,nous en concluons qu'il n'a pas dut rester trop longtemps au sol.
Quand nous l'avons bien réinstallé dans son lit, mon amie me donne la clé,"si en cas" me dit-elle.
Et le lendemain je m'empresse d'aller voire mon vieux voisin, mais il reste perdus dans ses pensées, il n'a pas faim me dit-il.
Et ce vendredi matin, mon amie me téléphone et m'annonce que Louis va retourner à l'hôpital, en effet, j'aperçois une ambulance devant la fenêtre, je répond avec ma main , au chauffeur en montrant
la direction de la maison d'à côté.
J'enfile mon peignoir, afin de dire au revoir à Louis .
Pour ne pas gêner les ambulanciers dans leur travail, j'attends dehors que la civière sorte de la maison, là maintenant je vois la civière, je m'approche et demande si je peut lui dire au
revoire.
Mais mon coeur cogne dans ma poitrine,le front de Louis est pâle et glacé , il est inconscient, il a les yeux clos, mon regard suit la civière, jusqu'à ce qu'elle disparaisse
à l'intérieure de l'ambulance.
Le fils m'explique à sa manière qu'il a dut relever son père quatre fois dans la nuit, je suis très sceptique, j'ai plutôt l'impression qu'il a découvert son père quand il est descendu vers huit
heures, et que ce dernier est resté au sol durant de longue heures, car pour être glacé ainsi il a dut rester inerte un bon moment!
Il va être midi trente ,l'amie de Louis arrive, ses lèvres tremblent et elle se jette en pleur dans mes bras, arrive à balbutier que Louis a du sang au cerveau, nous somme occupées à discuter ,
quand la sonnerie du G S M de mon amie retentis, c'est sa fille, la fille qu'elle a eu de mon voisin il y a vingt quatre ans.
La fille de mon amie, lui propose d'aller voire son père l'hôpital, elle m'invite à les accompagner, mais je ne peut , car nous n'avons pas encore dîner, demain tu viendra avec nous me répond
elle.
Me revoilà à nouveau seule, les minutes, puis les heures s'écoulent, toujours pas de voiture en vue, il va être 18h, quand soudain mon amie frappe au carreau.
Quand nous sommes à l'intérieur, elle me dit qu'il n'y a plus grand espoir que Louis reprenne conscience, il est dans un demi-coma.
"Je lui ai parler longuement en lui caressant son front, je lui ai parler de son petit fils, de sa fille et de toi, je ne sait si il m'a entendue, mais qui sait?"
Elles retournent chez elles et mon amie me promet de m'appeler si elle a du nouveau.
Il est vingt deux heures, mes yeux brûlent de fatigue, je décide de monter me coucher, mais sitôt dans mon lit, je me retourne encore et encore, le sommeil ne vient pas.
Dès que je clos les paupières, je vois les cheveux blanc de mon voisin, je le vois qui monte le sentier afin de nourrir son bouc et ses poules.
Je crois enfin m'endormir quand mon coeur fait un bond, il me semble que je pourrais toucher les mains ridée et tachetées de mon vieux voisin, tant il me semble proche, quand soudain, j'entends la
sonnerie du téléphone retentir au salon.
Je me précipite et je regarde l'heure,
1h48 du matin, je décroche le combiné et j'entends la voix tremblante de mon amie me dire" Francine, c'est FINI, Louis s'en est allé
rejoindre sa première épouse et sa petite fille!
J'éclate en sanglots, je savais qu'il ne serais plus avec nous au matin, entre deux sanglots, elle me dit qu'elle va prévenir le fils de Louis et qu'elle me ressoneras ensuite, mais le téléphone
reste muet.
Mon voisin, était un homme bon, gentil et pourtant si seul, malgré que son fils vivait avec lui, ce dernier, en faite à la cinquantaine bien sonnée, mais son esprit n'a pas très évoluer, c'est un
garçon qui c'est enfermé très vite après le décès de sa mère dans un rêve bien à lui, peuplé de bons e, mais surtout de méchants, de soit disant "amis" qui l'on entraîner avec eux dans la
descente aux enfers.
Louis avait trois enfants, mais vivait isolé, sa fille aînée habite en France, son fils avec lui et son amie et la fille de celle-ci vivaient ailleurs!
Comme la vie est parfois étrange, on a des enfants, mais on se retrouve souvent seul a notre vieillesse!
Ainsi va la vie, un enfant naît, un adulte s'en va...
Mais il me faudra du temps avant de me faire à l'idée que je ne verrais plus jamais les cheveux blanc de Louis derrière la haie, et d'entendre sa voix me lancer:
' bonjour Francine tu travaille encore? et ton potager il donne bien cette année?"pour moi il était tout à la fois un ami, un voisin et le grand-père que je n'ai pas eue.
Adieu Louis
cigalette
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